L’atelier d’écriture : pourquoi, comment ?

les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux.
René Char

Développer la créativité
Écrire au singulier solidaire

Les mots sont parfois là, tout près, juste sur le bout de la langue. Pour les laisser sourdre, on peut décider de s’offrir une soirée, un week-end ou une semaine où l’on va écrire, laisser venir ce qu’on connaît ou ne connaît pas, se laisser surprendre, ravir par son propre mouvement.

L’atelier offre un lieu solidaire pour écrire en liberté, aller au bout de la langue, à partir de propositions d’écriture précises et variées. L’atelier sert à inventer et à exercer sa créativité littéraire.

Chacun possède son imaginaire, chacun possède ses mots, et chacun peut écrire : nos ateliers d’écriture créative se fondent sur cette conviction et cette expérience.

comme on transforme sa main
en la mettant dans une autre.
Paul Eluard

eau

L’atelier d’écriture, c’est :
– des propositions d’écriture conçues comme des portes ouvertes à la créativité, appuyées sur les textes sources d’auteur-e-s d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et du monde entier ;
– des conditions favorables à l’éclosion et au respect de la voix et du style de chacun-e ;
– une ambiance collective et chaleureuse.

Nos ateliers s’appuient sur des outils qui facilitent la venue à l’écriture et permettent d’élargir et de renouveler ses chemins habituels. Ils offrent aussi la possibilité et les moyens de travailler ses textes, comme un danseur travaille son corps ou un pianiste son instrument. Ils s’adossent aux livres que nous aimons, haïkus du Japon ancien, auteurs contemporains français, américains ou arabes, performers des scènes poétiques d’aujourd’hui, nouvelles voix du théâtre.

La présence du groupe favorise les échanges, assure une multiplicité d’imaginaires et développe la capacité d’écoute. La solidarité bienveillante aide à oser explorer, dans le respect de sa propre singularité, au sein d’un collectif de pairs.

« Avec les mots on croit être un peu plus. On imagine que l’on sait des choses. C’est écrit et on ne sait rien de plus. Pourtant, il y a cette envie d’être du côté du vent… ce désir de faire partie de l’inconnu »
Raphaële George

1er-mars
Comme la musique, l’écriture est l’une des plus vieilles activités humaines. Depuis des millénaires, les êtres se racontent des histoires, se transmettent des récits, des contes, des légendes, se chantent des poèmes. Le sensible est aussi ce qui nous rend plus humain, ce qui nous hisse.

Écrire et créer, à notre manière, nous relient à cette longue chaîne d’hommes et de femmes qui, en silence ou au miroir du monde, ont cherché à dire, à comprendre, à transformer. C’est l’une des raisons pour lesquelles écrire nous apaise, nous construit et nous rend plus solide.

 

Et aussi : | écriture | voix | corps |

Ecriture et voix

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Ces stages associent un atelier d’écriture créative et un travail de la voix.

Écrire pour son plaisir ; découvrir ses mots enfouis, imaginés, rêvés ; tisser ses textes au fil des cinq journées, dans la solidarité bienveillante du groupe.

Dire ses textes : pour engager la voix parlée en souffle musical et mouvement rythmique ; pour le plaisir d’en partager l’écoute avec les autres participants.

Entendre le son de sa voix et la résonance des mots ; libérer l’écriture et la voix pour jouer, s’exprimer, improviser et créer.

Écriture et corps

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L’imaginaire naît aussi du corps, de ses sensations, de ses émotions, de ses mémoires. C’est pourquoi entremêler atelier d’écriture et travail corporel de mouvement en détente (issu de la méthode Feldenkrais) aide à affiner les perceptions, éveiller les sensations et développer le souffle.
Concrètement, nous alternons les moments d’écriture avec des temps corporels. Par ces allers-retours de la table au tapis et du tapis à la table, nous favorisons le lien entre écriture et corps, en explorant le souffle, le rythme, le mouvement, par la détente, afin de libérer l’inspiration.

Marcher et écrire

marcher

Pas à pas, mots à mots, les textes s’impriment dans le mouvement intime de la déambulation, entre silence et rêverie en marche. Ici et là, on se pose, on écrit, puis on reprend l’itinérance, on retrouve ses pensées nomades, on chemine jusqu’à la prochaine étape, la prochaine page.